{"id":16594,"date":"2020-12-04T15:38:34","date_gmt":"2020-12-04T15:38:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.hri-research.org\/?page_id=16594"},"modified":"2020-12-07T15:36:50","modified_gmt":"2020-12-07T15:36:50","slug":"lhomeopathie-dans-le-service-de-sante-publique","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.hri-research.org\/fr\/ressources\/des-preuves-essentielles\/lhomeopathie-dans-le-service-de-sante-publique\/","title":{"rendered":"L\u2019hom\u00e9opathie dans le service de sant\u00e9 publique"},"content":{"rendered":"<p>Certains estiment que l\u2019hom\u00e9opathie ne devrait pas recevoir d\u2019argent public au motif qu\u2019\u00ab\u00a0il n\u2019y a pas de preuve de son efficacit\u00e9\u00a0\u00bb ou que \u00ab\u00a0l\u2019argent du contribuable ne doit pas servir \u00e0 financer des placebos\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>On entend ces m\u00eames arguments dans tous les pays du monde (notamment en Europe) o\u00f9 l\u2019hom\u00e9opathie est prise en charge ou \u00e0 moiti\u00e9 rembours\u00e9e par la s\u00e9curit\u00e9 sociale.\u00a0Pourtant, peu de gens ont acc\u00e8s aux donn\u00e9es qui leur permettraient de v\u00e9rifier la v\u00e9racit\u00e9 de ces propos.<\/p>\n<p>Alors que la prise en charge publique de l\u2019hom\u00e9opathie\u00a0<a href=\"https:\/\/www.hri-research.org\/resources\/essentialevidence\/how-much-is-spent-on-homeopathy-research-homeopathy-treatment\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">a cess\u00e9 au Royaume-Uni<\/a>, nous pr\u00e9sentons ici des questions d\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral qui entrent en jeu dans l\u2019argumentation contre le financement public de l\u2019hom\u00e9opathie.<\/p>\n<h3><span class=\"accent\">Quel est le co\u00fbt de l\u2019hom\u00e9opathie ?<\/span><\/h3>\n<ul>\n<li>En 2016,\u00a0<strong>92\u00a0412 livres sterling<\/strong><strong>\u00a0<\/strong>\u00e0 peine ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9es pour 40\u00a0000 prescriptions hom\u00e9opathiques, sur un montant total des d\u00e9penses de\u00a0<strong>9,2 milliards de livres sterling<\/strong>.<a href=\"http:\/\/content.digital.nhs.uk\/catalogue\/PUB23631\/pres-cost-anal-eng-2016-rep.pdf\"><sup>1<\/sup><\/a><\/li>\n<li>Sur un budget public annuel total de\u00a0<strong>100 milliards de livres sterling<\/strong>, l\u2019hom\u00e9opathie est financ\u00e9e \u00e0 hauteur de<strong>4 millions de livres sterling (0,004\u00a0%)<\/strong>\u00a0<sup>2\u00a0<\/sup>, un budget qui englobe toutes les d\u00e9penses, depuis le fonctionnement des h\u00f4pitaux jusqu\u2019aux salaires des m\u00e9decins.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En termes de rapport co\u00fbt-performance, il faut rappeler que si les patients d\u2019hom\u00e9opathie n\u2019\u00e9taient pas trait\u00e9s par ce service, ils seraient pris en charge par d\u2019autres services et auraient recours \u00e0 des m\u00e9dicaments conventionnels plus on\u00e9reux.<\/p>\n<h3><span class=\"accent\">Faut-il aborder l\u2019hom\u00e9opathie comme n\u2019importe quel autre traitement du syst\u00e8me de sant\u00e9 publique ?<\/span><\/h3>\n<p>Certaines personnes estiment que l\u2019hom\u00e9opathie ne devrait pas \u00eatre pris en charge par le syst\u00e8me de sant\u00e9 publique parce qu\u2019on ignore son fonctionnement, tandis que les m\u00e9dicaments conventionnels ont \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0soumis \u00e0 des essais et \u00e0 des tests\u00a0\u00bb. Or, cette question n\u2019est pas aussi \u00e9vidente qu\u2019elle en a l\u2019air.<\/p>\n<p>Une analyse men\u00e9e par la revue BMJ, dans sa rubrique\u00a0<em>Clinical Evidence<\/em><em>,\u00a0<\/em><a href=\"http:\/\/clinicalevidence.bmj.com\/x\/set\/static\/cms\/efficacy-categorisations.html\"><sup>3<\/sup><\/a>\u00a0a montr\u00e9 que\u00a0<strong>11\u00a0% \u00e0 peine des 3\u00a0000 traitements habituellement en usage dans le syst\u00e8me de sant\u00e9 public du Royaume-Uni ont un b\u00e9n\u00e9fice connu<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p><sup><a href=\"https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Scientific-Evidence-Sept2017.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-9038 size-page_width_image\" src=\"https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Scientific-Evidence-Sept2017-520x309.png\" alt=\"\" width=\"520\" height=\"309\" srcset=\"https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Scientific-Evidence-Sept2017-520x309.png 520w, https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Scientific-Evidence-Sept2017-300x178.png 300w, https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Scientific-Evidence-Sept2017-768x456.png 768w, https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Scientific-Evidence-Sept2017-98x58.png 98w, https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Scientific-Evidence-Sept2017-198x118.png 198w, https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Scientific-Evidence-Sept2017-158x94.png 158w, https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Scientific-Evidence-Sept2017-160x95.png 160w, https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Scientific-Evidence-Sept2017.png 987w\" sizes=\"auto, (max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><\/a>\u00a0<\/sup>Ces donn\u00e9es indiquent clairement que pour de nombreux traitements pris en charge (outre l\u2019hom\u00e9opathie), les donn\u00e9es probantes restent \u00e0 clarifier.<\/p>\n<h3><span class=\"accent\">Qu\u2019est-ce qui prouve que l\u2019hom\u00e9opathie aide les patients du syst\u00e8me public ?<\/span><\/h3>\n<p><a href=\"https:\/\/www.hri-research.org\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Observational-studies-of-homeopathy-Sept-2018.pdf\">Cinq \u00e9tudes d\u2019observation publi\u00e9es,<\/a>\u00a0men\u00e9es entre 1999 et aujourd\u2019hui, ont suivi l\u2019\u00e9tat des patients trait\u00e9s dans des h\u00f4pitaux hom\u00e9opathiques publics du Royaume-Uni. Toutes ces \u00e9tudes ont montr\u00e9 une am\u00e9lioration clinique chez les patients apr\u00e8s un traitement hom\u00e9opathique (souvent pour des affections chroniques et difficiles \u00e0 traiter). Certaines \u00e9tudes mettent \u00e9galement en \u00e9vidence des domaines qui pourraient s\u2019av\u00e9rer rentables pour le syst\u00e8me de sant\u00e9 publique, en r\u00e9duisant la prescription de m\u00e9dicaments conventionnels. Par exemple\u00a0:<\/p>\n<p>La plus vaste \u00e9tude d\u2019observation men\u00e9e<strong> \u00e0\u00a0<strong>l\u2019H\u00f4pital hom\u00e9opathique de Bristol a suivi 6 500 patients cons\u00e9cutifs avec plus de 23 000 visites sur une p\u00e9riode de six ans<\/strong><\/strong><a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/16296912\"><sup>4<\/sup><\/a>. <strong>70\u00a0% des patients suivis ont pr\u00e9sent\u00e9 une am\u00e9lioration de leur sant\u00e9<\/strong> ; 50\u00a0% une am\u00e9lioration importante.<p><a href=\"#\" class=\"expand-content\" id=\"69e1c3ca25cf1\"><span class=\"expand-content-more\">Plus<\/span><span class=\"expand-content-less\">Moins<\/span><\/a><\/p><div class=\"collapse-content\" id=\"panel-69e1c3ca25cf1\">Les groupes de diagnostic les plus courants \u00e9taient la dermatologie, la neurologie, la rhumatologie, la gastroent\u00e9rologie, la psychiatrie et l\u2019oto-rhino-laryngologie. Les am\u00e9liorations les plus grandes ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es pour les affections suivantes\u00a0: ecz\u00e9ma et asthme chez l\u2019enfant, maladie inflammatoire de l\u2019intestin, syndrome de l\u2019intestin irritable, troubles de la m\u00e9nopause et migraine.<\/div><!-- fr --><\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude men\u00e9e \u00e0 Bristol en 2005 ont r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9s par une \u00e9tude d\u2019observation publi\u00e9e en 2016, portant sur un peu moins de\u00a0200\u00a0patients.\u00a0Cette \u00e9tude a d\u00e9montr\u00e9 que les malades chroniques qui suivent des traitements hom\u00e9opathiques connaissent<strong>une am\u00e9lioration statistiquement significative de leurs sympt\u00f4mes et de leur bien-\u00eatre<\/strong>.<sup><a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27914570\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">5<\/a>\u00a0<\/sup><p><a href=\"#\" class=\"expand-content\" id=\"69e1c3ca25d41\"><span class=\"expand-content-more\">Plus<\/span><span class=\"expand-content-less\">Moins<\/span><\/a><\/p><div class=\"collapse-content\" id=\"panel-69e1c3ca25d41\">Au total,\u00a0<strong>198 patients ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s sur 1 \u00e0 5 consultations<\/strong>\u00a0\u00e0 l\u2019aide de l\u2019outil MYMOP2 de mesure des r\u00e9sultats d\u00e9clar\u00e9s par les patients. Les affections qui reviennent le plus souvent dans l\u2019\u00e9tude sont les tumeurs et les troubles psychologiques et urog\u00e9nitaux, tandis que les sympt\u00f4mes les plus courants sont la douleur, les sympt\u00f4mes mentaux et la fatigue. L\u2019analyse en intention de traiter a montr\u00e9 qu\u2019entre la premi\u00e8re et la derni\u00e8re consultation,\u00a0<strong>le score MYMOP2 a connu un changement moyen de 1,24,<\/strong>\u00a0les am\u00e9liorations \u00e9tant\u00a0<strong>statistiquement significatives \u00e0 la fois chez ceux qui avaient achev\u00e9 le traitement et ceux qui ne l\u2019avaient pas achev\u00e9 (p&lt;0,001)<\/strong><\/div><!-- fr --><\/p>\n<p><strong>Une \u00e9tude men\u00e9e \u00e0 l\u2019H\u00f4pital hom\u00e9opathique royal de Londres sur 500 patients a montr\u00e9 que la plupart d\u2019entre eux avaient pu r\u00e9duire ou arr\u00eater leur traitement conventionnel \u00e0 la suite d\u2019un traitement hom\u00e9opathique<\/strong>.<a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/15022657\"><sup>6<\/sup><\/a> <p><a href=\"#\" class=\"expand-content\" id=\"69e1c3ca25d55\"><span class=\"expand-content-more\">Plus<\/span><span class=\"expand-content-less\">Moins<\/span><\/a><\/p><div class=\"collapse-content\" id=\"panel-69e1c3ca25d55\">Le degr\u00e9 d\u2019am\u00e9lioration varie en fonction du diagnostic. Ainsi, 72\u00a0% des patients souffrant de probl\u00e8mes de peau d\u00e9clarent avoir pu suspendre ou arr\u00eater leur m\u00e9dication conventionnelle. En revanche, il n\u2019y a pas eu de r\u00e9duction pour les malades de cancer. L\u2019\u00e9tude a \u00e9galement montr\u00e9 que de nombreux patients font appel \u00e0 l\u2019hom\u00e9opathie en raison de leur r\u00e9ticence quant \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 des traitements conventionnels.<\/div><!-- fr --><\/p>\n<p>Lors de l\u2019\u00e9valuation de ces r\u00e9sultats cliniques, il convient de rappeler que les patients du syst\u00e8me public ont souvent \u00e9t\u00e9 orient\u00e9s vers l\u2019hom\u00e9opathie du fait que le traitement conventionnel n\u2019a pas donn\u00e9 de r\u00e9sultats satisfaisants ou \u00e9tait contre-indiqu\u00e9 dans leur cas. \u00c0 pr\u00e9sent que l\u2019hom\u00e9opathie n\u2019est plus prise en charge, on peut se demander qui va traiter ces 40\u00a0000 patients. D\u2019un point de vue \u00e9thique, est-il juste de supprimer un service utile aux patients, sans \u00eatre en mesure de leur offrir un traitement alternatif viable\u00a0?<\/p>\n<h3><span class=\"accent\">Travaux de recherche connexes en France<\/span><\/h3>\n<p>L\u2019hom\u00e9opathie est couramment utilis\u00e9e en France. L\u2019efficacit\u00e9 des traitements hom\u00e9opathiques a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e dans le cadre d\u2019une vaste \u00e9tude portant sur 8 559 patients suivis par des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes, connue comme \u00ab l\u2019\u00e9tude EPI3 \u00bb.<a href=\"http:\/\/bmjopen.bmj.com\/content\/1\/2\/e000215.long\"><sup>7<\/sup><\/a> Cette \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 notamment \u00e9labor\u00e9e par Lucien Abenha\u00efm, Directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Sant\u00e9 en France, et des membres de prestigieuses institutions de recherche, comme l\u2019Institut Pasteur, l\u2019Universit\u00e9 de Bordeaux et l\u2019Universit\u00e9 McGill, \u00e0 Montr\u00e9al.<\/p>\n<p>Principaux r\u00e9sultats du projet EPI3\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Infection des voies respiratoires sup\u00e9rieures<\/strong> (IVRS) \u2013 Les patients trait\u00e9s par des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes form\u00e9s en hom\u00e9opathie ont obtenu des r\u00e9sultats cliniques aussi bons que ceux trait\u00e9s par la m\u00e9decine conventionnelle, mais en utilisant moins de m\u00e9dicaments conventionnels<a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pmc\/articles\/PMC3960096\/\"><sup>8<\/sup><\/a> <p><a href=\"#\" class=\"expand-content\" id=\"69e1c3ca25d64\"><span class=\"expand-content-more\">Plus<\/span><span class=\"expand-content-less\">Moins<\/span><\/a><\/p><div class=\"collapse-content\" id=\"panel-69e1c3ca25d64\">518 patients adultes et enfants souffrant d\u2019IVRS qui ont consult\u00e9 des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes certifi\u00e9s en hom\u00e9opathie ont obtenu des r\u00e9sultats cliniques similaires \u00e0 ceux trait\u00e9s par des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes conventionnels, mais ont consomm\u00e9 significativement moins d\u2019antibiotiques (OR = 0,43 , CI : 0,27-0,68) et de m\u00e9dicaments antipyr\u00e9tiques \/anti-inflammatoires (OR=0,54, CI95 : 0,38-0,76.<\/div><!-- fr --><\/li>\n<li><strong>Troubles musculo-squelettiques<\/strong> &#8211; Les patients trait\u00e9s par hom\u00e9opathie ont obtenu des r\u00e9sultats cliniques aussi bons que ceux trait\u00e9s par la m\u00e9decine conventionnelle, mais en r\u00e9duisant de moiti\u00e9 le recours \u00e0 des anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS), et avec moins d\u2019effets secondaires li\u00e9s aux AINS<a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pmc\/articles\/PMC3960096\/\"><sup>9<\/sup><\/a> <p><a href=\"#\" class=\"expand-content\" id=\"69e1c3ca25d73\"><span class=\"expand-content-more\">Plus<\/span><span class=\"expand-content-less\">Moins<\/span><\/a><\/p><div class=\"collapse-content\" id=\"panel-69e1c3ca25d73\">1\u00a0153 patients \u00e9ligibles atteints de TMS ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant 12\u00a0mois. L\u2019\u00e9tude a compar\u00e9 les groupes ayant re\u00e7u un traitement d\u2019hom\u00e9opathie (N=371), de m\u00e9decine conventionnelle (CM\u00a0; N=272), ou une approche mixte impliquant les deux types de prescriptions (N=510). L\u2019\u00e9volution sur douze mois des scores fonctionnels sp\u00e9cifiques a \u00e9t\u00e9 identique pour tous les groupes (p&gt;0,05). Apr\u00e8s ajustement par scores de propension, l\u2019utilisation d\u2019AINS sur 12 mois \u00e9tait de pr\u00e8s de la moiti\u00e9 dans le groupe hom\u00e9opathie (OR, 0,54\u00a0; CI95, 0,38-0,78) par rapport au groupe CM\u00a0; aucune diff\u00e9rence statistiquement significative n\u2019a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e dans le groupe mixte (OR, 0,81\u00a0; CI95\u00a0: 0,59\u00a0; 1,15). Les patients atteints de TMS suivis par des hom\u00e9opathes ont montr\u00e9 une progression clinique similaire lorsqu\u2019ils \u00e9taient moins expos\u00e9s aux AINS par rapport aux patients suivis par des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes, avec moins d\u2019effets ind\u00e9sirables li\u00e9s aux AINS et sans perte d\u2019opportunit\u00e9 th\u00e9rapeutique.<\/div><!-- fr --><\/li>\n<li><strong><u>Troubles du sommeil , d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et d\u00e9pressifs\u00a0<\/u><\/strong> &#8211; Les patients trait\u00e9s par des hom\u00e9opathes certifi\u00e9s ont eu moins tendance \u00e0 se voir prescrire des psychotropes.<sup><span style=\"font-size: 12px;\"><a href=\"http:\/\/bmjopen.bmj.com\/content\/2\/6\/e001498.full\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">10<\/a>\u00a0<\/span><\/sup><p><a href=\"#\" class=\"expand-content\" id=\"69e1c3ca25d80\"><span class=\"expand-content-more\">Plus<\/span><span class=\"expand-content-less\">Moins<\/span><\/a><\/p><div class=\"collapse-content\" id=\"panel-69e1c3ca25d80\">L\u2019\u00e9tude EPI3 sur les troubles du sommeil, anxieux et d\u00e9pressifs a port\u00e9 sur 1 572 patients souhaitant \u00eatre trait\u00e9s par des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes, avec trois pr\u00e9f\u00e9rences diff\u00e9rentes en termes de pratique : m\u00e9decine strictement conventionnelle (GP-CM), m\u00e9decine compl\u00e9mentaire et conventionnelle mixte (GP-Mx) et m\u00e9decins hom\u00e9opathes certifi\u00e9s (GP-Ho). Les psychotropes ont \u00e9t\u00e9 davantage prescrits dans le groupe GP-CM (64 %) que dans les groupes GP-Mx (55,4 %) et Gp-Ho (31,2 %) Les trois groupes de patients pr\u00e9sentaient le m\u00eame niveau de gravit\u00e9 en termes de comorbidit\u00e9 et de qualit\u00e9 de vie.<\/div><!-- fr --><\/li>\n<\/ul>\n<p><a href=\"#\" class=\"expand-content button accent-bg\" id=\"69e1c3ca25d9a\"><span class=\"expand-content-more\">R\u00e9f\u00e9rences<\/span><span class=\"expand-content-less\">Moins<\/span><\/a><\/p><div class=\"collapse-content\" id=\"panel-69e1c3ca25d9a\">\n<ol>\n<li>NHS Digital: NHS Prescription Cost Analysis 2016 [<a href=\"http:\/\/content.digital.nhs.uk\/catalogue\/PUB23631\/pres-cost-anal-eng-2016-rep.pdf\">Link<\/a>]<\/li>\n<li>Freedom of Information Act request to the Department of Health by the Faculty of Homeopathy.\u00a0Cost was \u00a311.89 million between 2005 and 2008.<\/li>\n<li>BMJ Clinical Evidence, Efficacy Categorisations. 2017. Available from\u00a0<a href=\"http:\/\/clinicalevidence.bmj.com\/x\/set\/static\/cms\/efficacy-categorisations.html\">http:\/\/clinicalevidence.bmj.com\/x\/set\/static\/cms\/efficacy-categorisations.html<\/a>\u00a0[Accessed 25 Sept 2017]<\/li>\n<li>Spence D, Thompson E A, Barron S J. Homeopathic treatment for chronic disease: a 6-year university-hospital outpatient observational study. J Altern Complement Med 2005; 5: 793-798 | <a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/16296912\">PubMed<\/a><\/li>\n<li>Thompson E, Viksveen P, Barron S. A patient reported outcome measure in homeopathic clinical practice for long term conditions.\u00a0<em>Homeopathy<\/em>, 2016;\u00a0<strong>105(4)<\/strong>: 309-317 | <a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27914570\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PubMed<\/a><\/li>\n<li>Sharples F, van Haselen R, Fisher P. NHS patients&rsquo; perspective on complementary medicine.\u00a0Complement Ther Med 2003; 11: 243-248 | <a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/15022657\">PubMed<\/a><\/li>\n<li>Grimaldi-Bensouda, L. <em>et al.<\/em> Benchmarking the burden of 100 diseases: results of a nationwide representative survey within general practices. <em>BMJ Open<\/em> <strong>1,<\/strong> e000215 (2011) | <a href=\"http:\/\/bmjopen.bmj.com\/content\/1\/2\/e000215.long\">Full Text<\/a><\/li>\n<li>Grimaldi-Bensouda, L. <em>et al.<\/em> Management of upper respiratory tract infections by different medical practices, including homeopathy, and consumption of antibiotics in primary care: the EPI3 cohort study in France 2007-2008. <em>PloS One<\/em> <strong>9,<\/strong> e89990 (2014). | <a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pmc\/articles\/PMC3960096\/\">Full Text<\/a><\/li>\n<li>Rossignol, M. <em>et al.<\/em> Impact of physician preferences for homeopathic or conventional medicines on patients with musculoskeletal disorders: results from the EPI3-MSD cohort.\u00a0<em>Pharmacoepidemiol. 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